Charbel, 27 ans, analyse dans une banque new-yorkaise, nous fait partager son expérience auprès de New York Cares : son engagement et ses projets futurs…
Peux-tu me parler de NY Cares ?
New York Cares est une association qui permet de faire du volontariat à New York ou dans les alentours. Elle propose une gamme très large de projets, allant d’actions de proximité telles que du soutien à des jeunes après les cours à des actions de financement de projets à l’étranger, en faveur de pays défavorisés. Son action s’oriente cependant en priorité vers les projets aux Etats-Unis, et plus spécifiquement New-York.
Comment décrirais-tu ton expérience auprès de cette association et de ce qui te plait chez elle ?
J’ai été d’abord attiré par la notoriété de New York Cares et par le grand nombre de projets proposés dans le cadre de cette association. J’ai tout de suite été frappé par le professionnalisme de NY Cares, en commençant par la clarté avec laquelle les informations et les projets sont présentés sur leur site internet. Chaque volontaire est également tenu d’assister à une formation avant de pouvoir participer à un projet, afin de représenter fidèlement la culture de l’association.
Ensuite, les projets sont intéressants et variés. Et lorsqu’on aide quelqu’un, on sent un plaisir partagé. Je pense notamment à une distribution de nourriture aux sans-abris. La joie qu’on pouvait lire sur les visages, ça n’a pas de prix. Aider des adolescents à faire leurs devoirs ou les guider dans leurs choix d’orientation, animer des séances de sport, sont autant d’exemples de choses simples mais qui peuvent véritablement aider des jeunes en difficultés.
Je pense également à un projet qui a permis de nettoyer les parcs de New York et de planter 20 000 arbres dans la ville lors du New York Day. Au-delà de l’enjeu de quartier, on peut y voir l’inscription dans une initiative mondiale : le reboisement de la terre. Ce projet a été sponsorisé par des entreprises et a permis par ailleurs de collecter des fonds auprès des particuliers, permettant de financer d’autres projets.
Un projet nommé « Coat Drive » m’a également beaucoup plu. Le but en était très simple : il s’agissait de collecter des vêtements chauds tombés dans l’oubli des placards, pour les donner à ceux qui en ont besoin. Le principe, c’est que tout le monde pouvait participer en déposant des cartons à son travail, chez l’épicier du coin…
Tous ces projets ont une vraie vocation humanitaire. Il existe également des projets d’ordre culturel, notamment autour des langues étrangères, ou encore des excursions pour découvrir New York et ses environs.
De nombreux volontaires choisissent de partir en mission dans des pays défavorisés. Qu’est-ce qui te motive dans le volontariat de proximité ?
J’ai choisi d’intervenir à New York, parce que c’est là que je vis. J’intervenais déjà dans le cadre d’actions de proximité au Liban, et je souhaite renforcer mon expérience dans ce domaine. Mon engagement auprès de New York Cares pourra être le cadre d’une future intervention destinée à aider les Libanais. Il pourra également fournir un cadre adapté pour promouvoir l’image du Liban auprès des Etats-Unis. Faire du bien autour de soi est une idée qui n’a pas de frontière !
Sur un plan personnel, que t’apporte ton engagement ?
Je me sens bien lorsque j’aide les autres… En rentrant chez moi, j’ai le sentiment d’avoir fait quelque chose qui compte. Pour ceux que j’ai aidés, mais aussi pour moi. C’est aussi très enrichissant sur le plan humain. Ce que j’aime également au-delà du volontariat, c’est faire la connaissance d’autres personnes lors des différents projets ou lors de soirées caritatives organisées par NY Cares (la participation financière demandée permet de financer des projets à New York ou à l’étranger). Avant de s’investir dans un projet donné, on ne connaît ni les autres volontaires avec lesquels on va intervenir, ni les personnes que l’on va aider.
Mais le plus important reste pour moi de faire plaisir à d’autres gens en leur apportant quelque chose dont ils ont besoin, pas forcement d’ordre matériel d’ailleurs. Cette idée a été parfaitement expriméee par Kahlil Gibran (‘On Giving’, The Prophet, 1923) : “It is well to give when asked but it is better to give unasked. [...] You give but little when you give of your possessions. It is when you give of yourself that you truly give.”
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